Découvrez la grande richesse de la faune et de la flore qui peuplent ce lieu unique et préservé qu’est le lac Long Pond. Imprégnez-vous de la beauté sauvage et apprenez pourquoi nous sommes passionnément engagés à préserver son caractère naturel et écologique.

Milieux humides
Le lac Long Pond comporte deux importants milieux humides à ses extrémités nord et sud. Dans le cadre d’un programme de conservation des milieux humides, les marais du lac Long Pond ont été caractérisés, c’est-à-dire qu’une équipe de professionnels en environnement est venue inventorier les lieux.
Prenez connaissance de la richesse de la faune et de la flore de ces lieux en consultant le rapport émis par le RAPPEL. Vous découvrirez entre autres que nos milieux humides hébergent des espèces vulnérables et au-delà de 110 variétés végétales. Surprenant!

Les animaux sauvages
Les animaux sauvages ont les mêmes besoins vitaux que les humains – nourriture, eau et abri. Parfois, il y a conflit entre les humains et les animaux sauvages lorsque ces derniers cherchent à répondre à leurs besoins essentiels. Souvent, les conflits peuvent être évités si nous apportons de petits changements à notre façon de penser et d’agir.
Nous avons tous la responsabilité d’éviter et de gérer les conflits entre les humains et les animaux sauvages. Si vous devez prendre des mesures pour vous protéger des animaux sauvages, veuillez étudier toutes les solutions possibles et respecter toutes les lois et la réglementation pertinentes.
Le castor
Description
On trouve le castor partout au Québec. Sa vie est inextricablement liée à l’abattage des arbres afin de se nourrir et de se loger. Cet animal abat en moyenne 216 arbres chaque année. Le diamètre des arbres qu’il abat peut mesurer jusqu’à environ 40 centimètres.
En hiver, le castor se nourrit de bois, mais au printemps, il préfère se régaler d’herbes fraîches qu’il déguste à mesure que les nouvelles pousses apparaissent. Pendant l’été, le castor mange des graminées, des herbes, de feuilles de plantes ligneuses, des fruits et des plantes aquatiques.
Bien que ses habitudes aquatiques lui offrent une excellente protection contre les prédateurs, le castor est vulnérable de nombreuses façons. Il devient la proie de loups, de coyotes, d’ours, de lynx et de carcajous lorsqu’il s’aventure sur le rivage à la recherche de nourriture ou qu’il migre sur la terre ferme.
Monogame, le castor s’accouple pour la vie. La famille est l’unité de base des colonies de castors. L’accouplement a lieu en janvier et en février.
Le castor est le plus gros rongeur de l’Amérique du Nord. Il pèse en moyenne entre 18 et 28 kilogrammes.
Conflits
Les castors sont nuisibles quand leurs habitudes alimentaires ou encore les barrages ou tanières qu’ils construisent endommagent des terrains ou provoquent des inondations. De par la configuration du lac Long Pond, il est peu probable que des problèmes d’inondation surviennent à cause des castors. Cependant, les résidents du lac sont en conflit avec les castors lorsque ces derniers abattent les arbres en bordure du lac.
Comment gérer les conflits
Rendez votre terrain moins attrayant.
Choisissez bien les plantes et les arbres que vous planterez sur votre terrain. Les castors n’aiment pas les espèces telles que la baie de sureau, le physocarpe à feuilles d’obier et le mitchelle rampant.
Afin de limiter les pertes, éloignez les plantes auxquelles vous tenez des sentiers de castors.
Enveloppez chaque arbre avec du grillage en fil d’acier galvanisé soudé, du grillage métallique ou plusieurs couches de grillage à poules d’un mètre de haut.
Peindre les troncs d’arbres avec un mélange de sable et de peinture (120 millilitres de sable de maçonnerie pour chaque litre de peinture au latex) s’est avéré une façon plutôt efficace de protéger les arbres des dommages causés par les castors.
Protégez les grands espaces en y installant des clôtures de champ de 1,5 mètres. Assurez-vous de bien ancrer le bas des clôtures dans la terre pour que les castors ne puissent pas pénétrer dans le champ par le dessous.
Protégez le bord des rivières et les berges avec des clôtures électriques.
La destruction de barrages
La destruction de barrages de castors n’est qu’une solution temporaire et ne doit être envisagée qu’après avoir essayé d’autres moyens.
Les mesures létales en dernier recours
S’informer des lois et règlements en vigueur avant de considérer l’abattage d’un animal.
Les moules d’eau douce
Certains d’entre vous avez remarqué la présence de moules au fond de l’eau. Cet article porte sur les mulettes et vous informera sur le sujet.
Les chauve-souris
En 1996, un site d’hibernation des chauve-souris a été aménagé dans une galerie de l’ancienne mine de cuivre. Une population de 5000 chauve-souris y vivait:
Depuis l’hiver 2006-2007, nous avons remarqué une grande diminution de la présence des chauve-souris, le syndrome du museau blanc en est peut-être la cause:
Le huard
Le huard est un oiseau migrateur qui a disparu de plusieurs lacs de l’Est de l’Amérique à cause de la pollution et des pluies acides. Cette espèce est précaire et elle est protégée en vertu de la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs.
Le huard a besoin de calme et de tranquillité surtout lors de sa période de nidification (mai-juillet) et les deux mois suivants, lors de l’élevage des petits (un ou deux oisillons), avant que ceux-ci puissent entreprendre leur premier vol.
LE DÉRANGEMENT PEUT METTRE EN PÉRIL LA SURVIE DES PETITS, ils peuvent cesser de s’alimenter, développer des maladies ou être abandonnés par leurs parents. Les huards aménagent habituellement leur nid sur les berges des lacs ou sur un îlot.
Pour protéger le huard, il est important de demeurer à distance des îles et des berges et de ne pas s’approcher volontairement de cet oiseau pour l’observer.
Pour sa survie, respectons sa tranquillité. MERCI !

Les espèces de poisson (FAPEL 1990)
L‘inventaire des poissons du lac Long Pond, effectué à l’aide de filets maillants et de nasses, a permis de capturer 7 espèces différentes. Il s’agit du crapet-soleil, de la perchaude, de l’achigan à petite bouche, du meunier noir, du brochet maillé, de la ouitouche et du méné jaune. À ces espèces, il faut ajouter la barbotte brune dont la présence fut confirmée par l’Office de biologie en 1957. En tout, durant l’inventaire de FAPEL-FAUNE, 61 spécimens furent capturés.
Selon les informations obtenues, le lac Long Pond n’aurait jamais été ensemencé. Il n’existe pas, non plus, de données sur les captures des pêcheurs.
Protection des bandes riveraines
Extrait des règlements de la municipalité de Bolton-Est:
Avis important aux propriétaires riverains des lacs et cours d’eau situés sur le territoire de la municipalité de Bolton-Est.
Le 16 janvier 2008, la MRC de Memphrémagog a adopté le règlement 6-07 visant à bonifier les dispositions qui s’appliquent sur les rives des lacs et cours d’eau, dans le but d’assurer une meilleure protection aux plans d’eau par le biais d’une renaturalisation progressive des rives artificialisées ou dégradées.
Les municipalités locales doivent, par voie de règlement de concordance, intégrer la disposition suivante au règlement de zonage :
…toute intervention de contrôle de la végétation, dont la tonte de gazon, le débroussaillage et l’abattage d’arbres, est interdite en bordure de tout lac et cours d’eau sur une bande d’une profondeur minimale de 5 mètres, mesurée à partir de la ligne des hautes eaux, lorsque la pente moyenne mesurée dans la rive est inférieure à 30 pour cent. Cette interdiction est portée à 7.5 mètres lorsque la pente moyenne mesurée dans la rive est supérieure à 30 pour cent.
L’association a réalisé un relevé photographique de toutes les rives du lac à l’été 2008. Cet exercice servira de référence pour le suivi et l’application de la loi sur la protection des bandes riveraines.
Niveau de l’eau
En 2007, la réfection du ponceau à la décharge du lac a causé une baisse subite du niveau d’eau. Il était urgent d’évaluer l’impact du changement de niveau sur l’équilibre écologique du plan d’eau.
Un des premiers mandats de l’association a été de travailler de concert avec la municipalité de Bolton-Est et de commander un rapport d’experts visant à évaluer les conséquences écologiques de la baisse du niveau d’eau. La firme Aquaberge a réalisé cette expertise et émis des recommandations qui ont été réalisées l’année suivante.
